N° PM69001252 - instrument astrométrique : Quart de cercle mural de Sisson dit de Lalande

 
Edifice : observatoire de Lyon
Emplacement A690213
  69230 Saint-Genis-Laval
Image manquante

Informations :

Adresse forme index : Charles-André (avenue) 9
Auteur de l'oeuvre : Sisson Jonathan (constructeur)
Catégorie technique : astronomie
Commune forme index : Saint-Genis-Laval
Copyright : (c) Monuments historiques
Année de creation : 1742
Dénomination : instrument astrométrique
Date de la derniere mise a jour : 2024-06-27
Date de création de la notice : 2013-01-10
Domaine : PIST-Autres
Date et typologie de la protection : 2012/05/07 : classé au titre objet
Cadre de l'étude : liste objets classés MH
Lieu de création : lieu d'exécution : Londres
Historique : Ce quart de cercle est mural. C'est le célèbre astronome Tycho Brahé qui, le premier, a eu l'idée de fixer un quart de cercle sur un mur pour des raisons de stabilité. Ce mural est signé mais non daté, mais l'année de sa fabrication est mentionnée par Lalande dans son Astronomie où cet instrument est décrit en détail. Au XVIIIe siècle, les ateliers anglais étaient souvent sollicités pour la fabrication des quarts de cercles muraux : G. Graham, J. Sisson, J. Bird et J. Ramsden ont certainement porté à un degré de perfection extrême l'art de fabriquer ces instruments. Ce quart de cercle fut livré par Le Monnier en 1743. Le Monnier l'installa dans son observatoire privé du couvent des Capucins (rue Saint-Honoré à Paris), qu'il venait d'acquérir. Il l'utilisa pour ses observations jusqu'en 1751, date à laquelle il le prêta à son étudiant J. Lalande avec mission d'aller accomplir à Berlin une campagne de mesures de la plus haute importance. Les observations de Lalande (à Berlin) et de La Caille (au Cap de Bonne Espérance) permirent de réaliser la première détermination précise de la parallaxe de la Lune, de laquelle fut déduite la distance Terre-Lune. J. Lalande deviendra très vite une figure majeure de l'astronomie française du XVIIIe siècle. Au retour de Lalande, Le Monnier récupéra son instrument et l'installa dans son observatoire des Capucins sur un mur tournant de sa conception. En même temps, il acquit et installa sur un mur fixe un quart de cercle de plus grande taille (8 pieds) commandé à J. Bird. C'est l'un des deux quarts de cercle de 8 pieds construits par Bird pour des astronomes français, le second ayant été livré à Bergeret en 1775. Les deux merveilles de Bird fond partie aujourd'hui des collections patrimoniales de l'Observatoire de Paris. Les quarts de cercle de Sisson et de Bird feront tandem à l'Observatoire des Capucins entre 1753 et 1791 puis à l'Observatoire de Paris entre 1799 et 1819. Aux Capucins, Le Monnier, poursuivit sans relâche ses observations des mouvements de la Lune, notamment pendant près d'un demi-siècle. Il cessa d'observer après avoir été frappé de paralysie en 1791 et mourut en 1799. En 1797, à l'initiative de Lalande, le bureau des Longitudes acquit les deux quarts de cercle de Le Monnier et les transporta l'année suivante de son observatoire des Capucins à l'Observatoire de Paris. Ils seront fianelement fixés au mur Cassini à la fin de l'année 1799, le quart de cercle de Sisson côté Ouest pour les observations faites au nord et le quart de cercle de Bird côté Est pour observer le Sud. Le mur qui les supportait avait été construit en 1781 par Cassini IV, dans une salle intégrée à un ensemble de cabinets d'observations attenant au bâtiment principal de l'Observatoire de Paris. Au départ, ce mur était censé supporter un quart de cercle de grandes taille, de fabrication française qui n'a jamais été réalisé. Les deux quarts de cercle ont fait un nombre limité d'observations dans les années 1800-1820. On se borne surtout aux observations quotidiennes nécessaires à la détermination astronomique de l'heure. Le quart de cercle de Sisson cessa d'observer à Paris en août 1819 et fut envoyé à Lyon en 1835. Celui de Bird cessa d'observer en 1823 et resta à Paris. Il est probable que le quart de cercle de Sisson servit très peu aux astronomes lyonnais mal installé au lycée Ampère, ex. collège de la Trinité. Il fut transféré au Palais Saint-Pierre en décembre 1867 et à l'actuel Observatoire de Lyon en 1879. On l'accrocha d'abord au mur nord de la grande salle méridienne de l'Observatoire puis dans une salle de lecture de la bibliothèque où il peut être admiré aujourd'hui.
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM69001252&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Matériaux : métal
Typologie de la protection : classé au titre objet
Siecle de création : 2e quart 18e siècle
Statut juridique du propriétaire : propriété d'un établissement public
Adresse forme éditoriale : 9 avenue Charles-André
Commune forme editoriale : Saint-Genis-Laval
Typologie du dossier : dossier individuel