N° ACR0000147 - cité-jardin, dite cité des Etats-Unis ou cité Tony Garnier

 
Adresse : 62-89 boulevard des États-Unis
  69007 Lyon 7e Arrondissement
Coordonnées GPS : 45.734135, 4.863324
Coordonnées GPS : 45.734135, 4.863324
Dates Construction : 1921 ; 1934
Date de classement : 2003
Auteur : Garnier Tony (architecte)
Patrimoine du 20e siècle

Description Historique :

En 1917, la Commission d’extension et d’embellissement de la Ville de Lyon, décide de réaliser un boulevard industriel dans la banlieue sud-est de Lyon, entre la Guillotière et Vénissieux. Tony Garnier répond immédiatement à la demande de la Ville et produit un projet qui dispose les habitations des ouvriers de part et d’autre d’un espace central réservé aux équipements publics (groupes scolaires, terrains de jeux, square, salle d’assemblée…). Les habitations prévues sont disposées dans des îlots quadrangulaires largement aérés et pourvus de végétation. Les études de Garnier sont approuvées par le Conseil municipal en 1920 ; c’est l’œuvre de Tony Garnier qui exprime le plus les conceptions exposées dans la Cité industrielle. La même année, la Municipalité procède aux premières acquisitions de terrains. Herriot demande alors à Garnier de limiter son projet à la surface disponible, ce qui le réduit des 4/5e avec pour contrainte de porter la hauteur des immeubles jusqu’à 5 niveaux. Cette surélévation entraîne la perte des conditions d’aération et d’ensoleillement voulu par Tony Garnier. Le quartier industriel se transforme en cité HBM (Habitation Bon Marché). La construction démarre en 1921-1923 mais faute de crédits, les travaux sont arrêtés entre 1926 et 1930, et sont achevés en 1934. En 1985, puis en 1988, la cité est réhabilitée, en réalisant une isolation extérieure et des ascenceurs. Autre temps, autres mœurs : les habitants sont invités à se prononcer sur le choix des menuiseries destinées à clore leur loggia. Aujourd’hui, le quartier abrite le musée urbain Tony Garnier géré par l’association de quartier éponyme : cette association à vocation culturelle a su attirer, très tôt, les pouvoirs publics, sur les enjeux de la réhabilitation de cet ensemble qui forme à lui seul une page importante de l’histoire de l’architecture moderne. En 1991, l’UNESCO distingue le musée Garnier au titre de la « décennie Mondiale du développement culturel ». Cette reconnaissance de l’histoire, qui doit beaucoup à l’œuvre dessinée de Tony Garnier – mais aussi à une propagande soigneusement menée (autour de l’Exposition urbaine internationale de 1914 entre autres) – ne doit pas occulter tout l’investissement qui s’effectue alors en faveur du logement social (en Europe, mais aussi a Lyon), avec une production d’une grande qualité, ouverte sur la modernité, mais encore toute imprégnée de classicisme (comme la cité Perrache (Label XXe) ou la Cité jardin de Gerland (Label XXe).

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